Les capi représentent l'impulsion. Les Ultras relayent le cri. Ils l'étendent. Les Ultras sont l'étincelle. Celle qui ne s'éteint pas. Même au pire de la crise. Certains voudraient voir des brebis là où au contraire il y a des bergers.
Mais pourquoi suivre ce « mouvement » ?
Restent les réfractaires. Ceux qui ne voient pas pourquoi ils suivraient des pseudo-règles, peu claires au demeurant, ou un quelconque « modèle ». Ceux qui donnent de la voix et s'en contentent, se disant que si tout le monde en faisait autant...
Oui, chanter, c'est bien. Mais montrer que l'on chante en levant les bras, c'est mieux. La gestuelle, ce n'est pas que pour faire joli sur les photos que l'on va compulser sur le net. L'élan narcissique et l'autosatisfaction du web c'est super, mais le but premier n'est pas là : il faut montrer aux autres que l'on chante. Essayer de les entraîner. Voilà le but des gestuelles ! Leur indiquer la voie, les désinhiber. Un gars qui chante, celui placé 10 rangs au dessus ne le voit pas. L'Ultra' qui chante et suit les gestuelles est lui identifiable par toute sa tribune. Il donne l'exemple. Pas pour faire style, ou parce que « c'est la mentalité et qu'on discute pas avec ça, il faut le faire et basta cosi »... Non. Parce que c'est ce qu'il y a de plus efficace. De plus entraînant.
Tous les autres modes d'action des Ultras répondent d'ailleurs aussi à cette règle. Les choses ne se font pas par hasard, ou « parce que c'est le modèle ». Le mouvement supporter existe depuis des décennies. Il a lentement évolué, et ici encore la théorie de Darwin a fait son oeuvre : la sélection naturelle assure la survie du plus fort. Le Parc en est la preuve : l'évolution a abouti à plusieurs modèles, distincts mais complémentaires. L'Ultra', les Indépendants, et la mouvance Britannique sont les survivants de ces années passées dans les tribunes. Tous leurs rites, leurs habitudes, leurs façons d'agir sont l'aboutissement d'un long processus de sélection. Tout y est par force efficace, et nécessaire.
Seulement des trois, la mouvance Ultra' est sans doute la plus facile à atteindre. La moins exigeante, en un certain sens.
Il ne s'agit pas obligatoirement de vous carter, de filer votre billet pour obtenir une carte qui à elle seule ne signifie rien. Même si l'argent reste le nerf de la guerre, à long terme mieux vaut un gars motivé qu'une adhésion de plus ou de moins. Il s'agit avant tout de s'investir. Par des choses simples : brandir un drapeau, c'est déjà apporter une touche de couleur au Parc. Il ne s'agit pas de suivre, mais de montrer. Rien de difficile là-dedans : reprendre une grecque, participer à un tifo, c'est déjà prouver l'unité d'une tribune, l'existence d'un bloc soudé. Il ne s'agit pas de copier, mais de créer. Du bruit. Des chants. Des tifos. De la chaleur. Et de la joie. Où est le plaisir à rester planté sur place sans rien faire ? Quelle que soit l'issue du match, si vous avez déjà passé 90 minutes à gueuler, à vous agiter et à faire vivre le Parc, là au moins vous aurez pris du plaisir. Vous aurez vécu Ultra'. Vous aurez vécu.
Mais pourquoi suivre ce « mouvement » ?
Restent les réfractaires. Ceux qui ne voient pas pourquoi ils suivraient des pseudo-règles, peu claires au demeurant, ou un quelconque « modèle ». Ceux qui donnent de la voix et s'en contentent, se disant que si tout le monde en faisait autant...
Oui, chanter, c'est bien. Mais montrer que l'on chante en levant les bras, c'est mieux. La gestuelle, ce n'est pas que pour faire joli sur les photos que l'on va compulser sur le net. L'élan narcissique et l'autosatisfaction du web c'est super, mais le but premier n'est pas là : il faut montrer aux autres que l'on chante. Essayer de les entraîner. Voilà le but des gestuelles ! Leur indiquer la voie, les désinhiber. Un gars qui chante, celui placé 10 rangs au dessus ne le voit pas. L'Ultra' qui chante et suit les gestuelles est lui identifiable par toute sa tribune. Il donne l'exemple. Pas pour faire style, ou parce que « c'est la mentalité et qu'on discute pas avec ça, il faut le faire et basta cosi »... Non. Parce que c'est ce qu'il y a de plus efficace. De plus entraînant.
Tous les autres modes d'action des Ultras répondent d'ailleurs aussi à cette règle. Les choses ne se font pas par hasard, ou « parce que c'est le modèle ». Le mouvement supporter existe depuis des décennies. Il a lentement évolué, et ici encore la théorie de Darwin a fait son oeuvre : la sélection naturelle assure la survie du plus fort. Le Parc en est la preuve : l'évolution a abouti à plusieurs modèles, distincts mais complémentaires. L'Ultra', les Indépendants, et la mouvance Britannique sont les survivants de ces années passées dans les tribunes. Tous leurs rites, leurs habitudes, leurs façons d'agir sont l'aboutissement d'un long processus de sélection. Tout y est par force efficace, et nécessaire.
Seulement des trois, la mouvance Ultra' est sans doute la plus facile à atteindre. La moins exigeante, en un certain sens.
Il ne s'agit pas obligatoirement de vous carter, de filer votre billet pour obtenir une carte qui à elle seule ne signifie rien. Même si l'argent reste le nerf de la guerre, à long terme mieux vaut un gars motivé qu'une adhésion de plus ou de moins. Il s'agit avant tout de s'investir. Par des choses simples : brandir un drapeau, c'est déjà apporter une touche de couleur au Parc. Il ne s'agit pas de suivre, mais de montrer. Rien de difficile là-dedans : reprendre une grecque, participer à un tifo, c'est déjà prouver l'unité d'une tribune, l'existence d'un bloc soudé. Il ne s'agit pas de copier, mais de créer. Du bruit. Des chants. Des tifos. De la chaleur. Et de la joie. Où est le plaisir à rester planté sur place sans rien faire ? Quelle que soit l'issue du match, si vous avez déjà passé 90 minutes à gueuler, à vous agiter et à faire vivre le Parc, là au moins vous aurez pris du plaisir. Vous aurez vécu Ultra'. Vous aurez vécu.


